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Mardi 10 novembre 2009

En octobre, à l'UMP, on discutait du grand emprunt. Pas facile de s'entendre, même sur les mots. "Retirez "grand", cela fait grandiloquent", conseille ainsi l'économiste Jean Hervé Lorenzi à Henri Guaino. Mais le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy ne retire rien. Il croit aux grands hommes, cite Poincaré en 1928 et Jacques Rueff en 1958 et chante le volontarisme politique : "nous sommes à la veille d'un nouveau modèle de croissance (...). L'argent du grand emprunt sera de l'argent retiré à la spéculation". Il est écouté poliment, mais pas vraiment entendu par les responsables de l'UMP. Certains, comme Eric Woerth, préfèreraient un emprunt "taille Rocard", d'autres ... pas d'emprunt du tout. "L'emprunt, c'est une bonne piste une fois qu'on a examiné toutes les autres" balance le chef de file des députés UMP, Jean-François Copé. Xavier Bertrand pense avoir trouvé la parade : après le grand emprunt, la France introduirait dans sa Constitution l'obligation de présenter en 2015 un budget à l'équilibre. Personne ne relève que c'était la proposition de François Bayrou lors de la présidentielle de 2007 ...

Ce qui rend l'UMP pusillanime est simple à comprendre : le gouvernement vient de présenter un budget en déficit de 8.5 % du PIB. Et l'économiste Jacques Delpla leur annonce qu'il va falloir vivre plusieurs années avec des comptes dans le rouge, de l'ordre de 5 à 6 %, ce qui pourrait amener la dette à 100 % du PIB. Certains, comme Pierre Méhaignerie, tentent un compromis : "Oui à l'emprunt, si nous débattons en 2010 d'une réforme fiscale." Sous-entendu : sacrifions le bouclier fiscal et les niches. Déjà les députés de droite ont toutes les peines du monde à ne pas suivre le président de la commission des Lois, Jean-Luc Warsmann, qui propose de retirer le remboursement de la dette sociale dudit bouclier fiscal. Le niet est venu de Sarkozy : "J'ai été élu pour baisser les impôts." Circulez, il n'y a rien à voir ! Ainsi va l'UMP, entre le désir d'être à la hauteur du temps de crise et l'impossibilité de revenir sur ses "marqueurs fondamentaux". Le grand écart risque de durer encore longtemps.



Source : Marianne - octobre 2009


- Voir les commentaires - Recommander - Par Alain Faugaret
Jeudi 5 novembre 2009

Au nom de la compétitivité des entreprises soumises à la concurrence internationale, la suppression de la taxe professionnelle (TP) était devenue le principal cheval de bataille de Laurence Parisot et du Medef. Pour les entreprises, l'économie d'impôt se chiffre à 4.3 milliards d'euros en régime de croisière. Mais si le coût pour l'Etat est connu, l'objectif d'un surplus de compétitivité des entreprises qui justifiait la réforme est-il atteint ?

Selon le récent rapport du Conseil des prélèvements obligatoires (CPO), rien n'est moins sûr. "Moins de 50 % du bénéfice de la réforme de la TP atterrit dans les poches des entreprises industrielles. Ce sont pourtant elles, et elles seules, qui auraient dû en être les bénéficiaires", s'exclame Didier Migaud, président PS de la Commission des finances de l'Assemblée. Le rapport lui donne raison : "les secteurs majoritairement protégés (...) bénéficieraient d'une variation sensible de leur cotisation. (...) Les services aux entreprises et le commerce seraient même plus avantagés que les industries des biens de consommation ou des biens d'équipement."

Ainsi, grâce à cette réforme, le secteur de la construction va réaliser une économie fiscale de 45 %, son chèque au Trésor passant de 1.4 milliard d'euros à 769 millions. Celui des services aux particuliers baisse, quant à lui, de 37 %. Mais le principal gagnant reste le secteur des services, peu soumis à la concurrence étrangère : - 2.1 milliards d'euros. Du coup, le CPO tire en réalité à boulets rouges sur la réforme. "Au final, pour faire bénéficier d'allègements substantiels" les secteurs officiellement visés par la réforme, comme l'automobile ou les biens intermédiaires et d'équipement, celle-ci conduit à "des gains importants pour de nombreux secteurs et des entreprises largement protégées de la concurrence internationale". En clair, c'est un cadeau qui ne sert à rien !


Source : Marianne - octobre 2009

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Mercredi 28 octobre 2009

ENTRE LE NORD ET LA BELGIQUE

Si le nombre de travailleurs français côté belge est à prendre avec des pincettes, la coopération transfrontalière rebondit grâce aux efforts conjugués des pôles de compétences.

Euratechnologies, le pôle d'excellence dédié aux NTIC accueille depuis le 29 septembre une trentaine d'entreprises wallonnes. Le résultat d'une convention entre le Pôle Régional Numérique, club des entreprises TIC du Nord-Pas de Calais présidé par Mongi Zidi et l'infopôle, cluster TIC de Wallonie. Un partenariat motivé par les actions de prospection de l'AWEX, agence wallonne à l'exportation qui concentre, proximité oblige, la majeure partie de ses investissements à Lille. La multiplication des projets des pôles de compétitivité a permis ces partenariats transnationaux de plus en plus fréquents. En témoigne la participation du pôle wallon de santé BioWin au dernier salon Eurobio, organisé, lui, par le pôle Nutrition Santé Longévité à Lille Grand Palais.

Historique de l'économie belge en Nord - Pas de Calais

Cette collaboration Nord-Wallonie n'est pas née d'hier, évidemment facilitée par la proximité et les liens historiques. L'INSEE, qui revoit actuellement une étude publiée en 2006 sur le sujet, précise qu'à l'époque, "595 établissements appartenant à un groupe dont le siège est en Belgique sont implantés dans le Nord - Pas de Calais". Les établissements des groupes belges se retrouvent plutôt dans le commerce de détail, l'imprimerie, la reproduction, l'édition ou encore la chimie, le caoutchouc, le plastique. L'étude se penche sur l'aire urbaine de Lille où "les groupes belges, premier investisseur étranger dans cette zone géographique, regroupent 23 % des postes de travail salariés des établissements appartenant à un groupe étranger". A l'époque, l'influence des établissements belges sur la région était plus forte, "Toyota Valenciennes n'avait pas encore pris l'envergure qu'on lui connaît" fait-on valoir à l'INSEE.

Ces phénomènes d'attraction doivent cependant être relativisés sur le front des travailleurs frontaliers français en Belgique. L'INSEE Nord Pas de Calais reconnaît que "le niveau indiqué en 2006 surestimait le nombre de travailleurs frontaliers". Même si avant les premiers signes de crise, on observait une stabilité de la tendance avec une moyenne de 1 000 travailleurs français supplémentaires par an. Un chiffre à observer avec prudence, puisque la convention fiscale sur le travailleurs frontalier prend de nouvelles dispositions et pourrait se montrer moins attractive pour les français travaillant Outre-Quiévrin.

Source : Autrement dit - octobre 2009


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Jeudi 22 octobre 2009

Qu'on se le dise : officiellement, la crise à France Télécom est passée. La preuve, Didier Lombard, le PDG du groupe a débarqué son numéro deux haï, Pierre-Louis Wenes, et a nommé à sa place Stéphane Richard. Une fois l'ami personnel de Nicolas Sarkozy installé au poste de numéro un bis du groupe, une fois promis une "nouvelle ère sociale" dans l'entreprise, chacun peut regagner sa place. C'est du moins ce que pense Christine Lagarde, ministre de l'Economie, lorsqu'elle déclare devant l'Assemblée nationale : "il n'appartient pas à l'Etat, fût-ce en sa qualité d'actionnaire, d'intervenir directement dans la direction et la gestion de l'entreprise." Circulez, il n'y aura bientôt plus rien à voir, puisque l'ancien directeur de cabinet de la ministre s'occupe du dossier. Xavier Darcos, ministre du travail, de son côté, est plus circonspect puisqu'il a demandé officiellement à ses inspecteurs du travail, répartis dans toutes les régions, un rapport "hebdomadaire" sur la situation sociale du groupe. On n'est jamais trop méfiant, et il a sans doute raison.

Car ce qui a amené la crise à Orange, ce n'est pas un manageur odieux, mais bien les conditions économiques dans lesquelles se trouve plongé le monde des télécoms. Pour résumer : chaque grand opérateur veut générer le maximum de profit en France (et donc des délocalisations d'emplois) pour conquérir les marchés extérieurs et devenir "champion européen", voire "mondial. Tant qu'on n'aura pas changé cette donne, la pression demeurera sur les salariés. Il y aurait un moyen simple de stopper cette spirale infernale : que l'Etat impose, en échange de l'accès des opérateurs aux ondes électriques (propriété publique non délocalisable), l'obligation de maintenir ou de créer l'emploi en France. Cette idée ne vient pas du NPA, mais des syndicalistes CGC-Unsa de France Télécom. On annonçait, au début de la crise, le "retour de l'Etat". Il serait bien temps qu'il advienne vraiment.

 

Source : Marianne - Octobre 2009


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Mardi 20 octobre 2009
Les 33 écoles lauréates étaient largement présentes avec 1148 enfants et 216 accompagnateurs.

Cette importante manifestation s’est déroulée en présence de Madame Danièle Thinon, Vice-Présidente chargée du tourisme et du sport, de Monsieur Alain Faugaret, Conseiller Général du Nord, Président du CDT, et de Monsieur Philippe Barret, Maire de Santes.
Toutes les écoles ont reçu leur diplôme dans une ambiance conviviale et joyeusement animée par Tonio le clown. Tous les lots offerts par le CDT et le Conseil général ont fait la joie des enfants, qui ont pu après le pique-nique, visiter le jardin des cultures, Mosaïc, à Houplin-Ancoisne.


Ce fut une bonne journée pour tous ces petits participants qui ont eu, sans nul doute, beaucoup de souvenirs à raconter à leurs parents.

Contact : Marie-Lou Cartignies- Chargée Fleurissement- Service Filières et Labels. tel : 03.20.57.54.75/ email : mlcartignies@cdt-nord.fr























Publié dans : Conseil Général du Nord
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Mardi 20 octobre 2009

MAIS PLUS DE CREATIONS DANS LA REGION

Une étude nationale pointe une augmentation de plus de 22 % des défaillances d'entreprises sur douze mois.

Pour l'INSEE, le Nord-Pas de calais masque ses défaillances - 2 660 - par un boom des créations.

Les défaillances d'entreprises ont augmenté de 22.7 % en août en France sur 12 mois, égalant le précédent record qui devrait être dépassé à la fin de l'année. C'est ce que vient de révéler l'institut Euler Hermes.. "En France, le coût des défaillances d'entreprises a augmenté de 75 % sur un an" épingle à son tour le groupe de recouvrement Coface dans la première publication de son Observatoire des défaillances.

Et dans la région ? Dans le classement de la Coface, la Picardie se hisse quatrième du classement des défaillances les plus onéreuses. "Le taux de survie aux trois premières années s'est nettement amélioré. Ce taux à cinq ans est de 56 % en Nord-Pas de Calais" explique Jean-Jacques Malpot, directeur régional de l' INSEE. En 2008, la région a connu 2 660 défaillances d'entreprises soit 4.8 % des échecs en France. En 2007, la région en avait enregistré 2 101 contre 2 200 en 2006. "Une croissance de l'ordre de 26 %, deux fois plus soutenue qu'en France métropolitaine" souligne Arnaud Degorre à l'INSEE.

Dans la région, on joue la compensation. Les défaillances sont plus importantes qu'ailleurs mais les créations y sont aussi plus nombreuses. Une plus-value que la région doit au Schéma Régional de Développement Economique (SRDE) et à son Programme Régional de Création et de Transmission d'Entreprises (PRCTE) illustré à travers des salons comme Créer qui encouragent la création-reprise. Mais là encore, le statut d'autoentrepreneur vient jouer les fauteurs de troubles. L'INSEE déplore le manque de visibilité que ce statut induit dans les statistiques. "Un autoentrepreneur ne paie pas de cotisations. Si son activité ne marche pas, il peut se déclarer en sommeil sans avoir à se déclarer en cessation d'activité". Pour contourner le problème, l'INSEE cherche à développer de nouveaux indicateurs qui prendraient en compte le Chiffre d'Affaires. Encore faudrait-il le connaître.


Source : Autrement Dit - Octobre 2009


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Vendredi 16 octobre 2009

Les ménages et les mutuelles financent une part de plus en plus conséquente des soins et biens médicaux : 23.1 % de la consommation médicale en 2008, contre 21.6 % en 2005. C'est ce qu'indiquent les comptes nationaux de la santé, publiés début septembre. Dans le même temps, la part de la sécurité sociale recule de 77 % à 75.5 %.



Source : le Courrier du Retraité - septembre/octobre 2009


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Vendredi 16 octobre 2009

Le fonds de réserve des retraites reprend de la valeur. La chute du premier trimestre (- 6.5 %) a été compensée par le redressement (+ 10.5 %) du deuxième trimestre, soit un gain de 0.9 % par an depuis son lancement en 2004. Rappelons que le FRR a été créé pour compléter, à partir de 2020, le financement des retraites des salariés du privé.



Source : le Courrier du Retraité - septembre/octobre 2009


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Vendredi 16 octobre 2009

En juin, l'indice des prix à la consommation a progressé de 0.1 %. En juillet, il a reculé de 0.4 % et en août, il est reparti à la hausse. En rythme annuel, les prix à la consommation ont baissé de 0.2 %. Attendons les prochains mois pour avoir une vue plus précise car diverses augmentations sont intervenues en septembre ... et ce n'est pas fini.



Source : le Courrier du Retraité - septembre/octobre 2009


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Jeudi 15 octobre 2009

Dunkerque a accueilli, les 8, 9 et 10 octobre, le 27ème congrès national des offices de tourisme.

Le Nord séduit ! 730 participants étaient venus de toute la France, lors du précédent congrès à Toulon, ils étaient 400…
Placé sous le signe de l’économie touristique et du développement durable (avec mise à l’honneur d’acteurs du Nord, de la politique du Conseil général du Nord en faveur de l’hébergement touristique durable, des engagements de l’Union Départemental des Offices de Tourisme et Syndicats d’Initiative du Nord en faveur du développement durable), le congrès a également été l’occasion de goûter, pour la joie des participants, à l’incroyable ambiance du carnaval de Dunkerque (avec en cadeau de bienvenue un boa de carnaval offert par M. le Président du C.D.T. qui fut fort apprécié…).
Le C.D.T. s’était mobilisé pour accueillir les congressistes et présenter l’offre touristique du Nord sur un stand dans le village des exposants.


(Sur la photo de g. à d. : Laurence Matton (conseil et stratégies territoire Avesnois/CDT), Amaury Devaere (Assistant de M. Alain Faugaret), Mariannik Ledin (Responsable des salons/CDT), Alain Faugaret (Président du CDT), Edith Marchal (Présidente de l'O.T de Wattrelos), Eric Bavay (Directeur de l'O.T de Wattrelos)).






Contact : Olivier DELORY (responsable du service filière et labels) : e-mail : odelory@cdt-nord.fr
Publié dans : Conseil Général du Nord
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Ecrivez-moi : alain.faugaret@gmail.com
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